samedi 12 novembre 2011

Il s'effrite à la moindre secousse. Ça gratte les intestins. Mais c'est pas grave, je grimpe sur la murette, je cherche des yeux les oiseaux dans le ciel. Elle était un point de repère fixe dans un monde étourdissant. J'ai perdu ce qui faisait que. Je compte les jours, c'est bientôt fini. Attend, combien ? Dans soixante-six jours c'est fini. Ou alors ça recommencera, mais j'espère que non. J'appuie sur "suivant", j’aligne les mots, je roule, tasse, ouvre la fenêtre, allume, tire, souffle. Encore et encore, chaque nuit, chaque matin. J'aimerais me coller contre une vitre avec de la musique, regarder défiler des choses sans importances. Ah mais oui, c'est déjà arrivé. Je crois que tout ça se transforme en opposé. Et j'arrive pas a m'y faire. Mais elle me facilite la chose aussi. Arrête, ça chatouille ! Hante mes nuits, soyons étranges ensemble. Bah non. Dans 66 jours, ce blog, cette chose, ce bloc-note sera mort.

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