dimanche 29 avril 2012

« - Fais attention à ce que tu vas répondre, je suis quelqu'un de susceptible.  
  - C'est arrivé si vite tout ça. J'ai pas pensé a toi, juste à lui. Toujours, toutes les nuits. J'avais peur. Au début pourtant y'avait rien de méchant. Au bout de 2 fois je sais pas, c'était différent.
- J'ai bien vu que tu ne pensais pas à moi. T'as mal répondu. Sors de ma vie, ne reviens jamais je t'en supplie, je le supporterais pas. Au revoir. »

mardi 24 avril 2012

"Ne pleure plus, prend les gosses sous le bras et vas t'en."

Je suis sûre que si j'écris en disant "j'ai l'impression d'aller mieux" demain j'en écrirais un en disant "j'ai l'impression de mourir".
Tu sais depuis longtemps que j'aime la pluie, dormir près de toi a l'envers et tenir ta main, sentir ton pouls et sourire parce que finalement c'est fou comme c'est naturel que tu sois en vie. C'est aussi naturel que ma respiration, que les secondes qui s'écoule. C'est comme ça, et tant mieux, il y'a des choses bien faites. Tu sais quoi ? J'ai pas envie d'aller me faire fusiller derrière la maison, alors restons là, mais ne hurle pas je t'en pris. Si vraiment tu ne peux t'en empêcher pose ta main sur tes lèvres, pose le bout de tes dents sur ta peau, et mords, mords pour ne pas crier. Peut importe la nature de tes larmes, je serais là pour les sécher mon amour.
Piste 6, en effet c'est faux. Imagine, faire du vélo au milieu de la nuit. Tu crois vraiment que j'aime ça être avec toi ? J'en sais rien, mais putain ne te fais pas de faux espoirs s'il te plait. Elle s'énerve, ses yeux se fronce, et elle crie, te frappe mais tu ne sens rien, elle dit que tu es seulement là pour jouer le rôle du garçon mouchoir. C'est vrai, je te conseille de croire cette fille énervée contre toi et ton sourire qui fait l'innocent.
Il y'avait un petit garçon seul sur le bord de la route, il levé le pouce comme son papa lui avait bien apprit. Il souriait, il allait être fier de lui ça c'était sûr. Une voiture s'arrête, elle était noire et brillante, propre, neuve. Le petit garçon monte et plus jamais personne ne le reverra. Pourtant il avait tout bien fait...
J'ai des centaines de choses a dire, j'ai tellement besoin de m'accrocher au futur que ça en devient une obsession. Je pense que c'est pas bon. On verra bien.
Tu sais j'ai tout mon temps, mais il est très probable que je meurs dans quelques jours.

lundi 16 avril 2012

On se retrouve encore dans cette voiture, il est 2h du matin, on roule la fenêtre grande ouverte parce qu'on est tordue en deux, on souffre, on arrive même plus a compter les étoiles. La route est longue, on croise un renard. Enfin on arrive, essoufflée. On se croirait à l’abattoir, la lumière blanche qui brûle les yeux, les infirmières qui nous tripotent dans tout les sens, je ne sais plus quoi faire, à l'aide j'ai la tête qui tourne. Oui madame, non je ne fais pas l'amour avec plusieurs personnes à la fois, oui je me protège, non je ne suis pas enceinte, oui j'ai un tatouage, non je ne l'ai pas fais seule, non je ne me drogue pas - du moins pas régulièrement, et non je ne suis pas anorexique, vous voyez bien que je suis plutôt de l'autre côté moi.
J'ai envie de mourir, je me tord dans votre putain de lit, et vous ne pensez qu'a savoir si oui où non je suis innocente. La réponse est non, maintenant faite quelque chose, aidez moi. Très bien "oh tu as une veine bien droite sur la main" génial, maintenant donnez moi des calmants. Non attend, je vais prendre ton sang, 5 gros tubes pour te vider bien comme il faut.
Je vais mourir. Enfin du calmant, ça va mieux. Madmoiselle vous n'avez rien, allez vous-en, laissez la place a un grand-père en arrêt cardiaque, ou un alcoolique qui s'est ouvert le crâne.
Je me lève, la tête tourne, je fais comme si rien n'étais. Merci, oui je peux m'habiller seule, arrête de me regarder, ne touche pas mon corps s'il te plait je déteste ça.
Je rentre enfin dans la voiture, je vomi tout ce que je peux, encore et encore, j'ai l'impression d'être droguée, je tombe à genoux, je saigne, j'ai mal.
Je suis morte (enfin).