dimanche 3 juin 2012

Je suis ridicule, mon souffle est lent et mes côtes s'affaissent sous le poid de la pluie.

vendredi 25 mai 2012

La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur.

Combien de temps déjà ? Ah oui, 200 jours de famine. On se croirait dans les films, tu vois sa main gauche qui attrape la couette et qui la serre très fort, alors que réellement personne ne fait ça. Mais les gens pensent que ça fait bien avec un fond sonore type piano. J'en aurais presque oublié la sonorité.
Il faut se redresser bien sûr, je fais une mise en abîme dans 3, 2, 1... "embrassera-tu mon dos ? Promet de m'aimer aussi fort que tu peux. Mais fais attention, parle moins fort quelqu'un pourrait parler trop fort et t'entendre. J'aimerais moi même t'entendre. La seule chose que j'entend c'est le battement de mon coeur mêlé aux chouettes loin là bas. En remplaçant les deux premières par "m" ça change tout." Je suis trop forte on dirait bien. Mais c'est dommage, étourdie par la tristesse j'ai tendance a m'écrouler souvent.
Evidemment ça faisait longtemps, mais forcemment plus je faiblis plus j'oublie. Je blague, le problème vient du chat du voisin devenu trop collant. Mais après tout y'avait le début de la chanson et la voix qui fait penser que tu dois racheter une bouteille de shampoing (cheveux longs et ondulés) et des raviolis. Mais comme tu ne verra pas ça tu oubliera.
Je vous écris d'une île, flottante qui sait ? Il ne lui manquerait plus que le palmier en son centre et le tableau serait complété.

Elle dépose son odeur particulière sur l'asphalte.

lundi 14 mai 2012

J’aperçois tes grands yeux ouverts qui me fixent sous le piano silencieux.
Des fois je me dis "heureusement qu'il y'a la nuit et les rêves" parce que. J'oublierais tout. J'ai besoin de tout écrire pour ne rien oublier, et ça marche plutôt mal. J'ai les yeux secs, rien n'y fait, j'y arrive plus, je perd tout, même ce muscle.
Je change, il y'a des chansons que je ne supporte plus, des choses qui n'arriveront plus jamais, et tout ça c'est le geste final de notre danse.

dimanche 29 avril 2012

« - Fais attention à ce que tu vas répondre, je suis quelqu'un de susceptible.  
  - C'est arrivé si vite tout ça. J'ai pas pensé a toi, juste à lui. Toujours, toutes les nuits. J'avais peur. Au début pourtant y'avait rien de méchant. Au bout de 2 fois je sais pas, c'était différent.
- J'ai bien vu que tu ne pensais pas à moi. T'as mal répondu. Sors de ma vie, ne reviens jamais je t'en supplie, je le supporterais pas. Au revoir. »

mercredi 25 avril 2012

"Ce soir je t'aime."

1, 2, 3, 4.
Le début de tout qui marquait en fait la fin du reste.

mardi 24 avril 2012

"Ne pleure plus, prend les gosses sous le bras et vas t'en."

Je suis sûre que si j'écris en disant "j'ai l'impression d'aller mieux" demain j'en écrirais un en disant "j'ai l'impression de mourir".
Tu sais depuis longtemps que j'aime la pluie, dormir près de toi a l'envers et tenir ta main, sentir ton pouls et sourire parce que finalement c'est fou comme c'est naturel que tu sois en vie. C'est aussi naturel que ma respiration, que les secondes qui s'écoule. C'est comme ça, et tant mieux, il y'a des choses bien faites. Tu sais quoi ? J'ai pas envie d'aller me faire fusiller derrière la maison, alors restons là, mais ne hurle pas je t'en pris. Si vraiment tu ne peux t'en empêcher pose ta main sur tes lèvres, pose le bout de tes dents sur ta peau, et mords, mords pour ne pas crier. Peut importe la nature de tes larmes, je serais là pour les sécher mon amour.
Piste 6, en effet c'est faux. Imagine, faire du vélo au milieu de la nuit. Tu crois vraiment que j'aime ça être avec toi ? J'en sais rien, mais putain ne te fais pas de faux espoirs s'il te plait. Elle s'énerve, ses yeux se fronce, et elle crie, te frappe mais tu ne sens rien, elle dit que tu es seulement là pour jouer le rôle du garçon mouchoir. C'est vrai, je te conseille de croire cette fille énervée contre toi et ton sourire qui fait l'innocent.
Il y'avait un petit garçon seul sur le bord de la route, il levé le pouce comme son papa lui avait bien apprit. Il souriait, il allait être fier de lui ça c'était sûr. Une voiture s'arrête, elle était noire et brillante, propre, neuve. Le petit garçon monte et plus jamais personne ne le reverra. Pourtant il avait tout bien fait...
J'ai des centaines de choses a dire, j'ai tellement besoin de m'accrocher au futur que ça en devient une obsession. Je pense que c'est pas bon. On verra bien.
Tu sais j'ai tout mon temps, mais il est très probable que je meurs dans quelques jours.

lundi 16 avril 2012

On se retrouve encore dans cette voiture, il est 2h du matin, on roule la fenêtre grande ouverte parce qu'on est tordue en deux, on souffre, on arrive même plus a compter les étoiles. La route est longue, on croise un renard. Enfin on arrive, essoufflée. On se croirait à l’abattoir, la lumière blanche qui brûle les yeux, les infirmières qui nous tripotent dans tout les sens, je ne sais plus quoi faire, à l'aide j'ai la tête qui tourne. Oui madame, non je ne fais pas l'amour avec plusieurs personnes à la fois, oui je me protège, non je ne suis pas enceinte, oui j'ai un tatouage, non je ne l'ai pas fais seule, non je ne me drogue pas - du moins pas régulièrement, et non je ne suis pas anorexique, vous voyez bien que je suis plutôt de l'autre côté moi.
J'ai envie de mourir, je me tord dans votre putain de lit, et vous ne pensez qu'a savoir si oui où non je suis innocente. La réponse est non, maintenant faite quelque chose, aidez moi. Très bien "oh tu as une veine bien droite sur la main" génial, maintenant donnez moi des calmants. Non attend, je vais prendre ton sang, 5 gros tubes pour te vider bien comme il faut.
Je vais mourir. Enfin du calmant, ça va mieux. Madmoiselle vous n'avez rien, allez vous-en, laissez la place a un grand-père en arrêt cardiaque, ou un alcoolique qui s'est ouvert le crâne.
Je me lève, la tête tourne, je fais comme si rien n'étais. Merci, oui je peux m'habiller seule, arrête de me regarder, ne touche pas mon corps s'il te plait je déteste ça.
Je rentre enfin dans la voiture, je vomi tout ce que je peux, encore et encore, j'ai l'impression d'être droguée, je tombe à genoux, je saigne, j'ai mal.
Je suis morte (enfin).

samedi 24 mars 2012

On entend jusqu'ici le chuchotement de la peau soyeuse qui parle en points d'interrogations.

C'est beaucoup quelques lignes inédites, ça peut presque tout changer tu sais.

lundi 19 mars 2012

Et de nos cris de douleurs naîtront des mots d'amour.

Mais promis, promis j'essaye. C'est pas parce que mon coeur est bien au chaud dans ma cage qu'il est en sécurité, un accident est si vite arrivé. J'en perdrais presque le courage. Si il m'en restait un peu, il était sous mes ongles. Il va bientôt partir.
Le début de cette chanson, t'imagine pas. La machoire qui se bloque, tu sais ? La bouche qui se décale vers la gauche, comme toujours quand je suis gênée, et le regard fuyant. Toujours toujours, a partir du 6ème couplet c'est horrible, je coupe automatiquement. On comprend la douleur de la routine, je la déteste. J'ai un creux dans le ventre, j'enfonce mon poing entre mes côtes, ça fait du bien de sentir la douleur physique de temps en temps. Frappe moi pour voir ? Mais non on est pas dans fight club.
La pluie, encore une fois. Elle est là quand ça va pas, j'ai peur de la chaleur, qu'elle disparaisse pendant quelques mois encore. Je suis perdue sans elle, j'en ai besoin. Elle me rassure je pense. Tu sais, on pourrait faire un collier avec toutes les perles accrochées à mes cils. Je te l'offre, elles sont à toi, pour toi.
Je t'aime comme on aime dans les chansons.

mardi 28 février 2012

Mais arrête. Tu vois bien que j'en viens à oublier comment c'était. Mon coeur oublie de battre en relisant certaines phrases. Le petit sourire qui faisait que. Les yeux tout brillants. N'oublie pas que je frissonne. Pas parce que j'ai froid, mais parce que je suis morte de trouille a l'idée de voir ce qu'il va suivre, de ce que tu vas dire. Oui, je t'écoute ? Mais en réalité je ferme les yeux. S'il te plait ne le dis pas, ne dis pas ça, je veux pas le savoir, laisse moi être heureuse encore quelques heures. Ma machoire se bloque doucement, aïe doucement ça pique. Attend, je continue. Ah d'accord, on fait comme si de rien n'étais ? Très bien. Encore une fois mon prénom, suivit comme toujours des trois petits point, avec avant, mais pas tout le temps, un pronom possessif, tel que "ma". Les faux sourire pour dire qu'on n'y pense plus. Et enfin, retour au sujet initial. Et les reproches, les excuses, les gros mots même, les questions rhétoriques, les exclamations qui veulent prouver la détermination, les plaintes, le smiley triste, les mises au point, les souvenirs du début, le coeur tant attendu, les parenthèses, les comparaisons, l'ironie, le départ, le mot doux enfin, les excuses, et adieu. Silence, comme sur l'avant bras.
Oh, et comment oublier les promesses ? Ces promesses que jamais personnes ne tient, mais que tout le monde dit sans se douter des conséquences ?

dimanche 19 février 2012

"Dans sa bouche, les mots n'avaient plus la même saveur, le même sens. Elle avait beau les dire dans tout les sens, dans toutes les langues, avec une émotion différente a chaque fois : ça ne marchait pas. On aurait dit que la personne qui été précédemment dans son coeur avait prit le soin de le verrouiller a double tour pour que personne ne prenne sa place dedans et réparer tout ce qu'il avait cassé à l'intérieur."

dimanche 12 février 2012

J'ai déjà dis plusieurs fois que la vie est une boucle, infinie. J'en suis de plus en plus sûre, je la vois dans le creux, elle se réanime, mais de temps en temps seulement. Une étincelle, des braises, de la fumé, mais rien de plus. C'est déjà ça.
Y'a des petites étoiles partout dans le ciel, c'est comme les bulles sauf qu'elles éclatent jamais. Un jour je. Et puis tu. D'accord ?
Tais toi ! J'en ai marre, tu parles dans ma tête comme si elle t’appartenais. Rend la moi s'il te plait, j'en ai besoin. Mais par contre si en échange tu me prête ton coeur, je te la donne a vie. Fais pas l'enfant, allez. Viens là. En vrai j'aimerais bien, sauf que c'est pas possible tu es trop loin, j'ai beau tendre le bras a m'en déboîter l'épaule, j'arrive même pas a t’effleurer ! C'est nul. Je vais me faire greffer une rallonge.
J'ai peur de tout ça, j'aime pas les boucle en fait. C'est bien beau d'en parler mais si ça se trouve je ne donne jamais mon avis dessus. Je crois que j'aimerais que la vie soit droite. Ne jamais rencontré 2 fois la même personne, ne jamais faire ou voir les même choses.
Je pourrais très bien vous lire tout ce qu'il y'a sur les mur mais ce serait beaucoup trop difficile de lever la tête vers le haut.

samedi 4 février 2012

"J'étais dingue de toi, prêt à toutes les conneries, prêt à faire n'importe quoi."

J't'aurais jamais cru il y'a 6 mois. Mais en fait, voilà, si. Et du coup je réalise pas, mon esprit est toujours autant occupé, mon coeur aussi, et j'arrive pas a faire ça changé. Je crois être pitoyable, non j'en suis sûre, pourquoi il me regarde lui là bas appuyé contre la porte ? Merci d'être là, merci de me prendre dans tes bras contre toi quand je deviens une poupée désarticulée qui pleure sans arrêt, merci de me murmurer des mots doux qui me donneraient presque l'impression d'exister à nouveau, merci d'avoir le même regard, merci d'embrasser pareil, merci d'être aussi doux, merci pour tout. Désolée de ne pas te mériter, désolée de ne pas t'aimer, désolée de ne pas vouloir de toi au fond, désolée de ne jamais te dire de choses gentilles, désolée d'être aussi froide en dehors de ces moments d'égarement. Désolée de te quitter comme ça, je suis désolée, je crois qu'il vaut mieux pour moi être seule, je suis un glaçon, je veux pas que tu souffres plus que ça, merci d'avoir été génial. Je suis désolée, j'ai pas les mots, peut être que maintenant je le comprend mieux, mon coeur est trop petit pour autant de sentiments, et ma bouche en dit sûrement trop. Excuse moi, vraiment, j'aimerais pour une fois te prendre dans mes bras, et te dire tout ce que je pense, à quel point tu m'as aider, t'as tout réparer à l'intérieur de moi, t'as construis de nouvelles choses, t'as pousser les vieux meubles pour en foutre de nouveaux, mais je sais très bien qu'une tempête arrive vite, et cette nuit elle est ici. Elle secoue l'intérieur de mon corps et fait tout tomber, elle fait tomber tout les nouveaux meubles, ils étaient pas assez solide, et remet les anciens. Et je sais pas quoi faire pour l'empêcher. Tu sais au fond j'aurais voulu que ce soit toi depuis le début, parce que c'est proche, c'est facile, mais non, je peux pas contrôler ce qu'il se passe dans le fond de mon estomac, il en fait qu'a sa tête tu le sais bien. Non, ça sert a rien d'embrasser ma nuque, tu le savais depuis le début que jamais ça tiendrais, je suis d'occasion, merci d'avoir voulu essayer mais ça marche pas. N'essaye pas de m'ensorceler, toi et tes grands yeux noirs. J'ai beau aimer les regarder, non ça marchera pas, je préfère les verts. Ton sourire de chat, tes doigts de pianiste, oui, mais c'est pas assez.
Je suis désolée.

lundi 30 janvier 2012

En fait ça faisait longtemps que je m'étais pas sentie pleine, heureuse, comme si des vagues a l'intérieur de moi noyais mon coeur d'apaisement. Apaisant mais en même temps complètement fou, le mur d'ampli contre tes tympans, le mur d'ampoule dans tes yeux, et puis tes jambes, tes bras, tes hanches, tout qui s'agite. Non c'est peut être pas ce qu'on appelle communément quelque chose d'apaisant, mais pour moi c'était le bonheur que je n'avais plus depuis longtemps. Enfin je les ai vu, enfin. C'était génial, vraiment, merci beaucoup.
D'un autre côté, j'adore la neige, elle tombe en petit tourbillon silencieux, se pose par terre et elle fond sans rien demander a personne. Mais j'ai tout oublier. Peut être qu'il avait un visage tellement beau qu'il m'a fait oublier les traits de tout ceux rencontrés avant, qui sait. Peut être. J'ai fais un rêve la tête sous l'eau, tout était bleu et fluide, j'en reveux !

dimanche 15 janvier 2012

Tu serais là, on se regarderais sûrement dans les yeux, on sourirais niaisement, et j'aurais de nouvelles choses dans mon ipod. Mais je me dis que 2 ans ça passe vite, ça passe trop vite, et que j'ai profiter de rien du tout... Je crois que j'ai tout foutu en l'air. On va pas se voiler, j'étais pas a la hauteur, j'aurais voulu être parfaite pour toi, mais bordel j'ai déconner. Enfin toi aussi en fait. Je sais pas comment réagir, j'me dis que maintenant ça fais quelques mois, je devrais pouvoir m'en sortir, je devrais arrêter d'être dans ces états là... Mais j'y arrive pas, j'te jure j'y arrive pas. Tu sais que chaque soir avant de dormir c'est a toi que je pense ? Je rêve qu'on soit ensemble après le lycée, comme on s'était promis. Mais ouais on est pas dans un film, je sais très bien que ça marchera pas, que ce sera trop tard, que j'existerai plus. Je comprendrais jamais ce que j'ai foiré. J'dois passer pour une folle dépressive, c'est rigolo. Mais non c'est pas ça. J'ai juste l'impression d'être vide sans toi, j'ai l'impression d'être devenu inutile en fait. On s'retrouvera, tu m'expliquera tout, hein ?

mercredi 11 janvier 2012

A compléter...

Livre lus en 2012 :
  1. La mécanique du coeur, Mathias Malzieu
  2. L'ingénu, Voltaire
  3. Nouvelles sous ecstasy, Frédéric Beigbeder
  4. La délicatesse, David Foenkinos

Livre à lire :
  1. Un roman français, Frédéric Beigbeder
  2. Rien que du bonheur, Laurie Colwin
  3. Le rendez-vous, Justine Lévy
  4. Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi, Mathias Malzieu
  5. 38 minis-western (avec des fantomes), Mathias Malzieu
  6. No et moi, Delphine de Vigan

Films vus en 2012 :
  1. Garden state
  2. Le pianiste
  3. The notebook (²)
  4. Gran Torino
  5. Hooligans 1&2

Films à voir :
  1. Twelve
  2. Ma 6-T va cracker
  3. Polisse
  4. I'm still here

dimanche 8 janvier 2012

Puis-je caresser encore un peu tes lèvres avant de rentrer ?

Se rouler en boule sous la couette, plaqué sa main contre sa bouche pour pas hurler de tristesse, et finalement se calmer en se disant que c'est la vie, qu'on aura beau aimer de toute nos forces, pleurer de toutes nos force, ça le ramennera pas, ça ne fera qu'empirer les choses.
Mon coeur est en train de pourrir, il se décompose, j'ai plus cette impression de plénitude que j'avais avant, que j'adorais. Ça faisait longtemps que j'avais pas autant pleurer. J'écris toujours ici pour la même chose, mais putain y'a que ça qui peux me soigner, je vois pas autre chose. Et là y'a cette voix a l'intérieur, sa voix, sa voix tellement douce qui au fond me dégoute qui me murmure "je suis là tu sais...Oublie le et viens, abandonne toi". Je suis tellement désolée de pas y arriver, j'aimerais tellement t'aimer toi aussi, au lieu de ça j'te renvois tout le temps chier, mais putain j'y arrive pas. J'ai que 16 ans, j'ai toute ma vie devant moi pour aller mieux... Mais je sais pas si j'irais mieux un jour putain, ma vie tourne autour de tout ça.
J'ai lue Nouvelles sous ecstasy. "S'abimer de manière irréversible le coeur, gâcher sa vie pour quelqu'un, et pleurer, vivement pleurer [...] En pensant à ses baisers et son parfum, tu auras de nouveau la respiration difficile."
C'est rigolo les larmes qui tombent sur mes bras.
Y'a des jours ou j'ai envie d'aller bien, ou j'arrive presque a croire a mes mensonges en me disant que c'était rien du tout finalement, que au fond de moi je le savais que ça marcherais jamais. Putain mais merde je suis mythomane. Et en plus de ça schizophrène. Je compte les jours, les heures, je sais qu'un jour ça ira mieux, promis j'arrête de mentir, promis j'arrive a nager, je te le jure, je le promet sur nous. Mais a quoi bon si on n'existe plus ?
J'avais écris quelque chose a propos de ça, il y'a plus d'un an...C'est toujours valable. faut vraiment que j'arrête, que je respire, que je sorte. Je sais plus, je crois que j'y arriverais plus jamais, c'est des affaires d'adultes et moi je reste dans mon rôle d'enfant.

lundi 2 janvier 2012

"Je te dirais je t'aime quand je le penserais. N'espère pas trop."

J'aime pas 2012, j'aime pas la nouveauté en général. Cette année je me laisse quelques mois pour me défaire de facebook, arrêter de sans arrêt glander sur le mur des gens. Cette année j'essaye de maigrir, j'en ai ras le cul d'être grosse. Cette année j'essaye de réduire le tabac, j'ai plus la motive, mais on essayera. Cette année j'essaye d'être moins émotive. Cette année j'essaye de bosser. Cette année j'essaye d'être plus sociable. Cette année j'essaye d'arrêter de trouver tout le temps des excuses au dernier moment pour ne pas sortir. Cette année j'essaye de laisser mes cheveux pousser. Cette année (=dans 2/3 mois) j'essaye d'avoir mon tatouage.

Je sais que j'en ferais que quelques uns, mais c'est déjà ça. En ce moment je fais pleins de listes, de films à voir, chansons à écouter, truc à faire, c'est chiant.
Quand je serais cicatrisée là dedans j'arrêterais sûrement tout. Il faut que je me concentre, pour l'instant c'est difficile... Mais samedi il m'a dit que j'avais l'air bien. "L'air bien", tant mieux alors. Je suis bien, je suis beaucoup mieux. J'écris rien d'important, j'ai juste besoin de parler a quelqu'un ce soir, je trouve jamais la bonne personne, je fais des efforts pour continuer mais finalement ça marche pas. Alors je crois que la meilleure personne a qui parler c'est moi même. Ce gros bordel me donne envie de chialer. Il reste peu de temps... C'était pas utile putain. Pourtant j'en étais sûre, j'aurais tout donner tellement j'étais sûre de gagner. Maintenant ça marche plus du tout. Je compte les jours, les heures, les mois.

samedi 31 décembre 2011

Ma vie ressemble à un putain de film, parfois. Ça faisait longtemps que j'avais pas écris ici je trouve. J'ai un carnet tout beau depuis noël, j'en ai déjà remplis un quart. Forcemment, à ce moment précis, je tombe sur LA chanson qui me fait perdre mes moyens. J'crois que je vais bientôt faire le tri dans mes musiques, et l'enlever, elle. Ce soir, on fête le premier de l'an. 2011 à été une putain d'année quand même. Mes 16 ans, depuis le temps que je les attendais. Qu'on arrête un peu de me prendre pour un bébé. La gaypride, l'île de Ré, le free, Londres et ses putains de rencontres, son retour à Bordeaux, la soirée que j'ai passé dans la rue à cause de lui, les marchés nocturnes, mon tatouage, les matins d'hiver au Jonzacais, et ces quelques jours de bonheur x2 qui reviendront plus. J'pense à tout ça en voyant 2011, et je me demande comment va être 2012.
Quelques pronostique ? La semaine en Italie dans 15 jours, le concert de Justice, de Miossec, le Free, Reggae Sun Ska. Chester, pour 2 semaines. Je sais pas. A peut près pareil. J'avais déjà dis que la vie est une putain de boucle, j'avais pas tord.

dimanche 4 décembre 2011

Comme des fantômes, tu peux passer ton bras à travers leur corps et tu touches que du vide bruyant.

Décembre. Rouler sur l'autoroute la nuit, quand il pleut, longtemps. Musique dans les oreilles.

Cette période de l'année où tout le monde est heureux, parce que c'est les fêtes, les soirées, le festival d'hiver dans ma ville, les cadeaux, la neige, le premier de l'an, le mal de tête, le froid, la première clope du matin sous le parapluie de n'importe qui. Se coller contre un chauffage, dans le noir.
Etrangement j'ai plus mal, mais c'était pas gagner. Je crois que j'arrive à avoir confiance en moi, ça ira mieux avec le temps, on verra bien. C'est marrant parce qu'avec une petite phrase tout dedans moi s'effondre encore, ça tombe tout au fond, et quand je marche ça roule, ça fait du bruit, on dirait une vieille bécane. J'aimerai qu'il soit à mon arrêt de bus demain matin, j'aimerai bien pour une fois croiser son regard, qu'il me fasse son sourire et qu'il me dise "on se voit a 15h ?"Je crois maintenant que c'est lui qu'il me faut, il à une tête de scotch. Il pourrait m'envelopper et comme ça je me casserais plus, comme ça en repensant a tout ça j'aurais pas les yeux tout brillants. On verra bien. J'aurais sûrement froid aux jambes, et aux poignets, mais tu sera là, hein ? Ah non c'est vrai, il faut encore attendre, toujours attendre.
Mais personne comprendra un jour a quel point j'aime la nuit, a quel point j'aime la pluie, a quel point je l'aimais. C'est un tout, ça fait parti de moi, et j'ai froid aux orteils.

mardi 29 novembre 2011

dimanche 20 novembre 2011

Ce vide-là absorbait tout comme un trou noir, c'était un vide intergalactique, un vide épais, un vide d'ogre.
Comment tu vas ? Bien, comme un dimanche soir et toi ? Oh bien. Je me remets doucement de hier soir. Ah.
C'est horrible. Je ne sais pas quoi dire, ni à qui, ni comment, ni où, ni pourquoi, ni quand... Je ne sais pas. Je suis perdue, je suis éblouie, je suis loin. Cette balade nocturne devient banale, je connais le chemin par cœur. Je m'accroupis contre le grillage, j'allume. Chaque soir, encore et encore. J'ai envie d'une fête foraine, d'entendre les rires des gens, des enfants, des parents inquiets, des jeunes qui se chamaillent. Et moi je suis dans quelle catégorie ? J'hésite. Je vote pour l'enfant perdu, avec les parents inquiets qui courent derrière. "Tu es sûre que tu vas bien ? Tu peux tout nous dire, ne te renferme pas, sors Justine ! Pourquoi tu ne racontes pas tout à Papa ?" Mais j'ai plus rien à vous dire, j'ai plus de voix. Laissez-moi respirer déjà, on en reparlera après. Change la chanson, change-la. Elle est horrible, insupportable. Je vois ton reflet. J'y aurais pas cru, jamais de la vie, il y'a 2/3 ans. Je vous aurais traité de fou, d'idiot. J'aurais sûrement souri, levé les yeux au ciel, ou je vous aurais frappé parce que je vous haïssais déjà. Et dans 5 ans quand vous serez face à moi, je frapperai parce que je vous haïrais toujours, j'espère. J'en ai marre, mon dieu, de ce cœur qui ne bat plus. Tout va déjà mieux. T'as pas le droit de fermer les yeux. Viens on se couche dans l'herbe, viens on court dans la rue, viens on saute le plus haut possible, etc. Non y'a pas d'ordonnance, la folie ça se soigne pas je crois, je ne sais pas. Tout se bouscule.

jeudi 17 novembre 2011

Oppression votre honneur. C'était pas si horrible que ça. Serrer les dents, fermer les yeux, et foncer dans le tas. Oui voilà. C'était juste ça, c'était pas grave. Une pluie mêlée d'éclairs et de tourbillons fouetta ma fenêtre. Je sursautai.
"Enlevez une vertèbre, et les deux morceaux de cette tortueuse fantaisie se rejoindront sans peine. Hachez-la en nombreux fragments, et vous verrez que chacun peux exister à part." Baudelaire, en parlant des poèmes en prose. Pas moi, ça change rien.
On ne peut plus s'asseoir, tous les bancs sont mouillés. Alors on attend, debout comme des glandus. Il me semble que je mange des souvenirs, blabla. Douze ans ont passé mais les draps de notre lit ne sont pas encore froid. Je me suis trop hâté de vivre, j'aurais dû prendre le temps de prendre le temps. Encore et encore, et toujours, et encore. Plus.

mardi 15 novembre 2011

‎Vous comprenez, je ne sais pas au juste, on va, on vient, il se passe des choses, moi je suis là sous les étoiles...

samedi 12 novembre 2011

Il s'effrite à la moindre secousse. Ça gratte les intestins. Mais c'est pas grave, je grimpe sur la murette, je cherche des yeux les oiseaux dans le ciel. Elle était un point de repère fixe dans un monde étourdissant. J'ai perdu ce qui faisait que. Je compte les jours, c'est bientôt fini. Attend, combien ? Dans soixante-six jours c'est fini. Ou alors ça recommencera, mais j'espère que non. J'appuie sur "suivant", j’aligne les mots, je roule, tasse, ouvre la fenêtre, allume, tire, souffle. Encore et encore, chaque nuit, chaque matin. J'aimerais me coller contre une vitre avec de la musique, regarder défiler des choses sans importances. Ah mais oui, c'est déjà arrivé. Je crois que tout ça se transforme en opposé. Et j'arrive pas a m'y faire. Mais elle me facilite la chose aussi. Arrête, ça chatouille ! Hante mes nuits, soyons étranges ensemble. Bah non. Dans 66 jours, ce blog, cette chose, ce bloc-note sera mort.

dimanche 6 novembre 2011

Si tout les autres mouraient mais que lui restait, je continuerais d'être ; si tous les autres survivaient mais que lui disparaissait, l'univers me deviendrait étranger.


J'ai un peu la migraine.
Cette petite flamme au creux de ma main a disparu. Quand j'allais mal je la regardais, c'était joli. Et puis un jour, sans raison particulière elle s'est éteinte, juste a cause de gens trop curieux je crois. Allongé dehors, il fait nuit, j'observe les étoiles. J'ai un peu froid mais c'est pas vraiment grave. Non merci. T'es un vrai maintenant ! Bravo ! Je suis contente, même si ça faisait quelques mois que ça traînait, t'y es arrivé ! Il manque un mot, tu es un vrai quoi ? Je dis rien. Ton doigts tapotais ma paume, sans importance, maintenant viens ! On court tout les deux dans ce champs, c'est drôle, on tombe, on se relève, on recommence. Dépêche toi, elle nous rattrape ! Qui ça elle ? Oh je ne sais pas. Je sais plus. C'était drôle. Je crois que ça faisait 9 jours sans tout ça. Merci beaucoup. C'est tout ou rien, quand je passe ma main dans tes cheveux. Je crois qu'on aurait pu appeler ça "l’excitation de l'interdis" ou quelque chose comme ça. Apprenons a nous connaitre s'il te plait, il reste encore tant de temps avant mon départ... Profitons-en, soyons heureux. Ah mais non, monsieur. Je n'y arrive plus. Tu m'embrasses, rapidement, trop rapidement je crois. MAIS VIENS ! C'est tellement facile. Il suffit que je t'embrasse en te murmurant des mots doux, et tu m'ouvrira ton coeur. Ce sera facile. Tout est facile, je pourrais passer mes doigts le long de tes seins, en descendant vers tes reins. Tu fermera les yeux et tu m'aimera. Mais non, idiot. Je penserais a d'autre lèvres que les tiennes, d'autres doigts, d'autres yeux. Comme toujours. Je m'en fiche tu sais, je t'aime, reste là. Passion dévorante, folie qui me bouffe. C'est la 2ème fois je crois. Mais c'est pas comparable. Ouvrez les guillemets c'est unique fermez les guillemets. Merci pour cette nuit, ça faisait longtemps. Nous ne sommes pas une belle histoire, nous sommes juste là, tout les deux, parce qu'on a emprunter le même chemin quelques mois. Rien de plus, et j'essaye de m'en persuader.

mardi 1 novembre 2011

Dans 2000 matins est-ce que ma tête te reviendra ?

C'est amusant de se relire, plusieurs mois après. On redécouvre des moments qu'on avait oublier. En fait c'est vraiment une boucle infernale, qui ne s'en fini jamais, mais cette fois nous n'étions pas deux. J'ai perdu ce que je cherchais, je m'y aggripe pourtant, j'essaie vraiment de me rattraper, mais ça marche jamais. C'était comme quand on était dans cette rue, il faisait nuit, il faisait froid, il y'avait pas de bruit. Je crois qu'au font j'étais seule.
"Je reviens papa. Je vais faire un tour dehors, je reviens dans une heure ou deux."
Elle est jamais revenue, on découvrira son cadavre quelques jours plus tard. Un mot dans sa poche, son téléphone a la main, elle est morte les yeux ouverts. De chagrin sûrement, qui sait ? Il n'y a eu aucun témoin, c'était dans une rue vide, sans lumière, a part celle d'une maison un peu plus loin. Des centaines de personnes meurent chaque jours, pourquoi sa mort aurait de l'importance ? C'est amusant de parler de la mort aussi. Tout le monde joue avec chaque jour, sans forcément s'en rendre compte. J'ai enlevé cette chanson de mon ipod. La boule revenait a chaque écoute, c'était insupportable, c'est une promesse a elle toute seule. Elle se couche sur son lit, respire, son ventre gargouille. Elle relira jusqu'à ses 24 ans ce petit mot, n'oubliera rien. Mais un soir elle brûlera chaque morceau de papier, chaque drapeau, collier, badge, canard, ticket, vêtements, tout. Elle revivra.

J'en sais rien. Je sais pas pourquoi j'écris ça. Sûrement parce que je trouve ça drôle de parler de la mort, de la vie, de l'amour, des gens que je vois a peine a travers mes cils. C'est drôle de parler dans mon sommeil, de se prendre de la flotte sur la gueule. Tout ça devrait être drôle, tout ça devrait me faire rire. Quand on réfléchis tout ce que j'écris ici n'a aucune importance, étant donné qu'il n'y a que moi qui comprend. C'est bizarre, ce bruit, comme une goutte d'eau... ah non. Pas de l'eau.

dimanche 30 octobre 2011

Puisque t'insiste, tout disparait.

Cette odeur de café, dans la cuisine. Mais bientôt ta main serrera la mienne, tu embrassera mon pouce, le faisant rouler contre tes lèvres.
C'est assez horrible la dépendance. Il en existe des milliers. La nicotine, la drogue en générale, l'alcool, le sexe, une personne, la musique. C'est dur de s'en défaire, quand on a pas de volonté. J'ai 2 addictions je dirais, et pour contenter l'une j'arrête l'autre. Merci du voyage. C'est possible, je m'y met mercredi. Fini. J'ai perdu la fibre je crois, je l'avais pendant un moment, mais maintenant plus rien ne veux rien dire, j'y arrive plus. Tu te rend compte ? Je crois que ça fait 1 ans pile que je l'ai pas vue. On était au stade, avec H et V, c'était... Bizarre. Elle avait tellement maigrit. Elle "veux devenir mannequin, il faut qu'on voit mes os". Comme tu veux. Pourtant avant c'était tellement mieux. Mais vas y, fais comme tu le sens.
Je suis désolée de cette conversation. Tout reviens a mes dépendance, a mes promesses, a mes envies, a mon coeur. Je pourrais pas continuer longtemps, mais ça change quoi ? Je crois que quand j'ai ouvert la carte, ça aurait dû exploser, les confettis aurait dû voler dans l'air, puis retomber doucement sur le carrelage. J'aurais dû nettoyer quelques heures plus tard.
Je suis sur le canapé. J'essaye de comprendre ce qu'il se passe, non ça marchera pas, oui je vois la courbe qui augmente. J'arrive pas a la faire baisser, encore une dépendance. C'est plutôt compliqué. Mais je vais essayer, j'ai envie de me faire encrer dans un certrains endroit, si j'ai la même courbe, je pourrais jamais, ça sera laid. Tant pis, plus tard peut être.

dimanche 16 octobre 2011

Oui c'est bien moi. Demain j'aurais 16 ans. Je devrais être heureuse. Me dire que tout va bien. C'est le cas. Mais j'ai toujours ce poids qui écrase mes côtes, qui m'essouffle, qui m'étouffe. Je sais jamais quoi dire devant ces gens.
Cette berceuse, encore une fois. Fermons les yeux, laissons nous guidé par ces quelques notes de piano, la tête haute. Laissons nos deux corps s'enivrés l'un de l'autre, comme la vie le veux. Repartons enfin chacun de notre côté, attendons 1 ans et quelques mois pour recommencer. C'est comme ça. Mais ça ne marchera pas, alors tournons nous chacun vers un endroit meilleur. Ses larmes s'accrochent a ses cils, le sursaut de son coeur n'arrive jamais a se calmer. C'est affreux. La voix cassé qui arrive a la calmé, tout va bien. Foutu ascenseur. 3 notes, 3 étages, la première est la pire je crois. Elle vous tue, vous achève d'un coup d'oeil. Un sourire vous fais fondre, un frôlement et votre sang ne fait qu'un tour.
Je ne sais plus quoi écrire. Je sens que cette nouvelle année de vie va être étrange. La plus bizarre de toute.

samedi 10 septembre 2011

Je ne suis que l'ombre de moi même, qu'un cadavre déambulant dans ces couloirs trop froid pour être réel.

dimanche 21 août 2011

J'ai pas envie d'allumer mon ordinateur, au risque de louper tout ces beaux éclairs. Il est 2h14, nous sommes le 21 il me semble, et en ce moment, il y'a un magnifique orage derrière mes fenêtres. Alors je suis sur une chaise, le nez collé a la vitre. Il est engourdi par le froid, mais j'aime bien. J'ai le coeur qui bat un peu trop vite, alors je serre très fort les clochettes autour de mon cou, comme si c'était une main. Depuis quelques mois, je ne les enlève jamais.
J'ai hâte d'être cet hiver, de partir au lycée avec ma playlist "bus d'hiver", où il n'y a que des chansons douces, qui me mettent de bonne humeur. Ce spectacle, ces éclairs, cette pluie, cette tempête, c'est juste pour nous, notre feu d'artifice privé. Pour nous, enlacés sur le bord de la fenêtre. Mais finalement quand je me retourne, il n'y a plus personne. Je n’insisterai plus, promis. Les arbres sont secoués au milieux de tout ça, et moi je danse, je danse, et les gouttes de pluies se collent a mon visage. "Dieu est dans chaque gouttes". Elle était de ces femmes dont un sourire vous rend heureux, pour elle j'aurais maudit mon âme, pour elle j'aurais maudit le bon Dieu.

samedi 13 août 2011

La question est : mais qu'est ce que je fous ici, a 1h01 du matin ?
Pour la 3ème fois cette semaine, je suis partie pour ne pas dormir, a rester en tête a tête avec mes pensées, au bord de la fenêtre. Mais cette nuit, j'ai dans la main ces/ses bouts de papiers, que je chéri tant, ou trop. Et j'en profite pour retrouver cette lettre, que j'ai toujours gardé pour moi. Non, vous ne saurais pas ce qu'il y'a dedans, ni même de quoi elle parle. Cette lettre a moi même. C'est bizarre comme j'ai l'impression d'être une enfant, une enfant qui ne sait jamais s'arrêter, qui en veux toujours plus, qui est égoïste. C'est peut être pas une impression mais seulement la vérité. Je suis égoïste, voilà. Mais je m'en fout. C'est ça. Tout le monde s'en fout, tout le monde dors, tout le monde est éteins, et moi je suis là, devant mon ordinateur, encore et toujours, a vouloir faire style j'écris trop et tout. Je m'en fous, je m'en fous. Personne n'est là pour le savoir, personne n'est là pour me voir effacer et recommencer toutes les 10 minutes ce truc, et personne n'est là tout simplement. MAIS ON S'EN FOUT ! Je suis ici pour raconter ma vie, pour toujours me plaindre. Non, j'en ai marre de me plaindre. Alors, quelque chose de cool. Mon frère revient demain, on va surement faire un tour a Bordeaux mardi, ça va être bien. Mais quel rapport ? J'ai besoin de changer d'air, de tout oublier, de n'importe quoi. Je suis une fille qui grimpe au poteau électrique dans un champ la nuit, et qui aime pas les kilt (comprenne qui pourra). Je pourrais encore blablater des heures entière toute seule, a délirer sur des choses complètement futiles, ou bien je pourrais fermer la fenetre, éteindre mon ordinateur, et me coucher dans mon lit. Quoi que, j'irais bien dormir dans un endroit frais, comme ma salle de bain. J'ai mal a la tête ce soir. Mais c'est pas grave, j'aime bien me faire du mal apparemment. Je vais peut être aller regarder un film aussi. J'en sais rien. Je sais pas grand chose. Je me souviens avoir complètement délirer en ne parlant que de ça a tout le monde, en disant que c'était inutile. Et je me souviens de tout. En fait. Voilà. Oui, je pourrais blablater encore et encore, en étant égoïste, et en pensant a moi, a moi seule, parce que des fois, mine de rien, ça fait du bien. En ce moment je suis sur facebook, et je lis les déboires (très joli mot) de Julie et Laury. Elles font des screens d'elles a la cam, en mode bestah, et elles mettent ça sur facebook. C'est pas grave, ça s'soigne. Quelle étrange soirée. J'ai écris pour ne rien dire, mais personne ici, ou là bas ne peux comprendre le bien que ça m'a fait.

dimanche 7 août 2011

Il doit être quelques chose comme 7h du matin. Elle est tout au fond du bus, lové dans son sweet. D'ailleurs, ce n'est pas son sweet, mais celui qu'une amie lui a prêté il y'a quelques mois. Au fond du bus, la tête appuyé contre la fenêtre froide. Tout est silencieux, tout le monde dors. Sur le parking, dehors, quelques courageux promènent leurs gros chien, le téléphone a la main. C'est agréable de se sentir seule dans ce silence, au milieu de tout ce monde. Elle met ses écouteurs, et lance une chanson au hasard. Elle en profite pour se rappeler de pleins de choses, plus ou moins heureuses. Dans quelques heures, elle aura retrouver sa maison, sa petite routine, sa famille. L'an prochain, tout sera différent. Elle partira au camping, en normandie, avec Quentin. Il a dit que tout été déjà prévu. Elle est niaise et naïve, mais chacun sa manière de changer. Dans le bus, on a remis le chauffage. Et le moteur a re démarrer. Quelques adolescent se redresse et regarde autour d'eux, l'air un peu perdu. L'une des filles, au 4ème rang en partant du fond, baille et se rhabille, après une nuit passer dans les bras d'un garçon dont elle ne connait sûrement pas le prénom. Aucune importance, elle descend au prochain arrêt pour retrouver son copain. Au bout de quelques kilomètres tout le monde est réveiller, tout le monde est au fond pour discuter, s'échanger les numéros de téléphones, les adresses, les facebook. Ils se rendent compte qu'il ne reste que peu de temps ensemble. La fille du fond s'en fiche, elle n'habite pas très loin des amis qu'elle s'est fait. Le bus tourne devant l'hotel ibis, dans la zone industrielle de Bordeaux Lac. Des voitures sont là, des parents, des frères et soeur, et même une grand mère. Chacun récupèrent ses sacs, ses vestes. Tout le monde descend, embrasse ses parents, ses frères et soeur, et même sa grand mère. Puis il y'a 1 demi seconde de gène ou tout le monde se regarde. Comment dire au revoir a des personnes qui ont partagés avec nous 2 semaines comme ça ? La fille se jete au coup d'une autre. Tout le monde fait donc de même. Après de longues minutes, chacun part.

jeudi 4 août 2011

Day 12 — La personne que vous détestez le plus/qui vous a causé le plus de peine

Et te voilà qui réapparait dans ma vie, après 2 ans de vide. Les seuls mots qui me sont venus, acide comme de la bile dans la bouche sont : crève, gros connard.
S'il te plait, ne m'approche pas toi et tes flèches de cupidon de mes couilles, cette fois mon coeur est immunisé, tout ira bien. Je tomberai dans le piège du garçon lisse et bien en surface, mais complètement sale quand on gratte un peu. Je te hais, je te hais et j'aimerais juste t'avoir en face de moi et que tu vois a quel point c'est réel.

Day 2 — La personne qui vous plaît

Bon. ça va être la lettre la plus difficile de ses 30 que je dois écrire. Non, en fait j'en sais rien. Y'a pas/plus grand chose a dire. C'était beau, c'était doux, ça restera la meilleure chose de ma vie. C'était bien. Je sais pas quoi te dire, si ce n'est que non, je ne t'oublie pas, que je ne t'oublierais jamais, et que je veux pas te le dire parce que je t'en veux de m'avoir fais du mal. C'est idiot. Un jour ça reprendra, peut être. Ou pas. C'est pas important, je veux que tu sois bien, je te l'ai déjà dis, je suis sincère. Tu reste ma bouffée de bonheur. Et je ferais n'importe quoi pour avoir encore une fois ta peau contre la mienne. Je t'ai dis aussi, une fois, que je serais toujours là pour toi, même dans 10 ans, si tu es marié avec des gosses. Je serais là. En simple amie peut être, seul le temps nous le dira. Mon amour, je te veux comme avant.

mardi 2 août 2011

"Nous observons assis dans nos feutrine, étendus dans nos baignoire, couchés dans nos lits, des êtres engourdis ou absent, pour lesquels nous n'avons plus d'existence."

Villa amalia - Pascal Quignard

vendredi 24 juin 2011

"Il quitta la pièce aussi vite qu'il le put sans courir. Il arriva juste à temps. Verrouillant la porte derrière lui d'un geste tremblant, il se prit la tête entre les mains, les tempes battantes, et s'effondra sur le sol. Puis, dans une explosion de souffrance, il ressentit la rage qui n'était pas la sienne s'emparer de son âme."

mercredi 22 juin 2011

C'est un mécanisme régulier maintenant. Je vous écrit ce soir pour vous expliquez ma vie, pour vous demandez une faveur. J'avais dans l'idée de me créer un personnage, encore une fois. Quelqu'un de différent mais en même temps tout pareil. C'est pas possible, n'est-ce pas ? Qu'en sais-je ? C'est pas grave. "Maintenant". un ordre, une menace, une prière, une supplication, ou même une simple constatation. Je sais pas lequel choisir, je vote pour le 4. Après tout, c'est l'histoire de ma vie. Non. Tout ce que je raconte ici est faux, rien n'a de sens, ce ne sont que des phrases mêlées les unes aux autres et formant un texte plus ou moins cohérent. Je m'y suis reprise a 2 fois pour écrire correctement "cohérent". C'est incohérent. J'écoute depuis quelques jours en boucle le même album, c'est étrange mais cette voix me hante, chaque nuit elle est là. Machinalement les paroles viennent toutes seule maintenant, c'est facile. Et étrange a la fois. Peut être qu'a chaque nouvelle écoute je découvre un nouveaux sens aux mots, ils racontent une histoire, mon histoire. Notre histoire. Je suis morte dans mes draps, j'arrive plus a m'en défaire. Je vais m'étouffer, mais je continuerais a vous écrire, a raconter les petits détails qui font que la vie mérite d'être vécue, qu'il faut mettre tout ça au plat, observer ce qui ne va pas, et le gommer. Ou le cacher le temps d'une soirée. Une soirée d'été, comme celle ci. Une soirée sous les étoiles, une soirée où nos doigts se mêlèrent sur l'oreiller. J'ai aucune idée du pourquoi du comment, maintenant c'est comme ça. Il y'a pas eu de feu, cette année. Peut être plus tard, pourquoi pas. Je le ferais moi même si besoin. Mon humeur change selon la chanson. Vraiment, cet album en boucle. J'hésite a relire cette note, j'ai peur qu'une folie destructrice prenne possession de mon esprit et tente d'effacer tout ça.

samedi 14 mai 2011

Je supprime au fur et a mesure. Chaque seconde fait de moi une autre personne, j'évolue sans cesse. Pourquoi ? Je ne suis plus humaine. J'entend le tic tac, ou je ne sais quoi. C'est génial. Le temps s'écoule trop vite, impossible d'en profiter. Hier encore... non rien. Il y'a un moi, il était là. Si, c'est vrai. J'ai finalement pas trop d'inspi ce soir. Je ressemble intérieurement a un loup. Ou quelque chose comme ça. Très poilus, qui gueule tout le temps. J'en sais rien. Pardonne moi, je ne sais pas écrire. Je disais l'autre fois, que pour se sentir vraiment libre, il faut se mettre au bord de la falaise. Tu sais, quand tu as le bout des pieds dans le vide. Le vent qui siffle dans tes oreilles, les vagues en dessous, qui t'attendent. Tu fermes les yeux, et tu ne sens plus ton corps. Tu respires lentement, tu es bien. Tu sautes. Là, tu as 2 secondes de liberté totale, d'orgasme peut être. Et c'est finis.