samedi 14 novembre 2015

Alors, elle mit sa tête entre ses mains. Elle se mit a souffrir sans retenue dans le salon, confortablement assise entre le secrétaire et les rideaux, entre la poussière et la poussière, pendant qu'il faisait griller le pain.
Page 18.

Après tout, courir pied nu sous la pluie est a la porté du premier imbécile venu. On peut s’asseoir sur le goudron mouillé près de la salle, et se laisser aller par terre, les yeux grand ouvert a regarder comme chaque samedi soir le ciel. Les voitures passent sans voir la fille sous le porche, en tee shirt, tremblant de froid. Elle regarde toutes les 2 secondes son téléphone, espérant un message. Elle a beau essayer de se réchauffer le bout des doigts avec son briquet, elle frissonne toujours. Un groupe d'étudiant passe, ils sont tous raides, sauf un. Leurs regard se croisent, puis se détourne. Après un moment, elle se réfugie dans un café, et attend.
Je viens de vous raconter la nuit que j'ai vécu hier soir. C'était bizarre. Ascenseur émotionnel. Passer de la pure colère en voyant son sourire que je ne connais que trop, a la peur, quand je suis redescendue seule dans la rue. Mais j'étais pas seule finalement. Au fond je suis jamais seule... On est monté cette nuit si haut.
Après tant de temps, j'aurais pu pardonner, oublier et passer au dessus. Apparemment, je suis rancunière. C'est bizarre. J'ai découvert aussi que je suis jalouse. C'est pas grave, après quelques années d'enfermement ça devrait passer. Quoi que, d'après le théorème de pythalès le carré de la longueur de l'hypoténuse... Voilà. JE FAIS PLUS DE MATHS AU FAIT !
C'est tout pour ce soir je crois. Que ce passe-t'il dans ma vie sinon ? Rien. Mais j'ai l'impression de faire une boucle... C'est marrant.

jeudi 12 novembre 2015

Encore une fois, devant ce clavier. Depuis début 2010, si, je te jure, depuis tout ce temps je suis là, ma vie est ici et je ne peux me permettre de t'abandonner. Après tout, 2 ans de sa vie, c'est quoi ? Rien du tout, mais il n'empêche que ça ne s'oublie pas. J'entend le gémissement de ce tout petit animal, coincé dans cette salle de bain. Il tourne en rond, il hésite a sortir. Que faire ? Je ne sais pas, tourne encore ! Tourne jusqu'à avoir des étoiles pleins les yeux !
Oui. Ce soir je veux des étoiles dans mes yeux, je veux sentir mon coeur battre plus fort que la normale a cette simple évocation que sont les étoiles. Toujours cette même question, on peut la tourner dans tout les sens, elle restera sans réponse. Quoi que. Si, chacun de nous l'avons, seulement impossible de la dire a voix haute. Elle s'accroche dans ma gorge, elle me la griffe, me fait saigner, et ne peux pas sortir. Cette réponse est vivante, elle évolue. Il se pourrait que cette réponse soit en fait le petit animal, dans la salle de bain.
Tel le brouillard, elle rampe doucement, mais ne peux jamais pénétrer la bulle qu'est ma tête. Je m'enferme, je ferme les yeux et la bouche. J'attend. Plus un son. Je suis enfin seule, je repense a des centaines de choses. Dans ma tête, c'est l'autoroute des souvenirs. Oh, été 2011 ! Ah, tiens, vacances de pâques, les meilleures au monde ! Et voilà cet après midi mémorable, dans le parc.
Voilà, voilà ma tête. A chaque fois que j'écris ici, je me dis toujours qu'il faut que j'arrête ce blog, que j'ai un petit peu trop de gens qui lisent tout ces mots sans queue ni tête que seulement moi pourrais comprendre. Mais je ne sais pas. Ce serait comme laisser son meilleur ami au bord de la route.
Si on faisait un sondage parmi tout ces gens, assis sur les chaises hautes et accoudés a ce bar, les chiffres nous diraient que tout le monde est contre. Pourquoi donc ? Pas d'arguments, pas de sourire ni d'oeil qui brille. Un mouvement du sourcil, un coin de lèvre remonté. Non, rien, jamais rien. C'est difficile d'avoir un avis construit sur un sujet aussi vaste. J'espère un jour y arriver.
Films vu cette année/à revoir
  1. (500) jours ensemble
  2. 8 miles
  3. 10 bonnes raisons de te larguer
  4. 127 heures
  5. Alice au pays des merveilles
  6. Berlin Calling
  7. Big Fish
  8. Black Swan
  9. Bliss
  10. Buried
  11. Bus Palladium
  12. Charlie Bartlett
  13. Chatroom
  14. Ecrire pour exister
  15. Esther
  16. Et soudain tous le monde me manque
  17. Eternal Sunshine of the Spotless Mind
  18. Fanboys
  19. Fight Club
  20. Gainsbourg, Vie héroïque
  21. Garden State
  22. Good Morning England
  23. Hard Candy
  24. How Hight
  25. Into the Wild
  26. Jimmy and Judy
  27. Juno
  28. La 25ème heure
  29. La Haine
  30. Là-Haut
  31. La science des rêves
  32. La vague
  33. Le château ambulant
  34. Le fabuleux destin d'Amélie Poulain
  35. Le hérisson
  36. Les petits mouchoirs
  37. L'étrange histoire de Benjamin Button
  38. Le nom des gens
  39. Le nombre 23
  40. Le pianiste
  41. Le voyage de Chihiro
  42. Les Autres
  43. Les beaux gosses
  44. Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire
  45. Les fils de l'homme
  46. Les herbes folles
  47. Les jolies choses
  48. L'étrange noël de monsieur Jack
  49. Lost in translation
  50. L'orphelinat
  51. Love and others drugs
  52. Martyrs
  53. Moi, moche et méchant
  54. Mozart and the whale
  55. My name is Hallam Foe
  56. My own love song
  57. Notre jour viendra
  58. N'oublie jamais
  59. Nowhere Boy
  60. Orange mécanique
  61. Ponyo sur la falaise
  62. Pulp Fiction
  63. Raiponce
  64. Requiem for a dream
  65. Scott Pilgrim vs The world
  66. Sex friends
  67. Slumdog millionnaire
  68. Submarine
  69. The Lovely bones
  70. The Runaways
  71. The Social network
  72. The Truman show
  73. Tomboy
  74. Virgin suicides
  75. V pour Vendetta


Livres lu depuis la rentré/à lire/en cours
  1. Villa Amalia, Pascal Quignard
  2. Tout les matins du monde, Pascal Quignard
  3. La ferme des animaux, George Orwell
  4. Cette nuit-là, Linwood Barclay
  5. Rien de grave, Justine Lévy
  6. Poèmes saturiens, Paul Verlaine
  7. Les hauts de Hurle-vent, Emily Brontë
  8. Le froid modifie la trajectoire des poissons, Pierre Szalowski
  9. L'amour dure trois ans, Frédéric Beigbeder
  10. Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part, Anna Gavalda
  11. Les essais, Michel de Montaigne
  12. Alcools, Guillaume Apollinaire
  13. Une vie, Guy de Maupassant


Monsieur mon prof de français m'a demandé de faire ça. Cadeau.
Bientôt j'arrêterais de m'endormir en serrant dans mes bras un coussin. Bientôt.
Hier j'étais chez le tatoueur. "Viens me voir mon petit lapin". Je l'adore, c'est dommage que ce soit si loin. J'ai une idée très précise de mon 2ème. Un hibou, le hibou, mon "owls". J'ai enregistré la photo, je crois que je fais me le faire tatoué entre les seins, je le vois pas ailleurs.
Je crois qu'a partir du 1er janvier, j'entame l'objectif "bonnasse", histoire d'être keuss.
Il pleut, j'ai la fenêtre grande ouverte, il fait presque nuit. J'adore ce temps, j'adore cette chanson. J'ai pleins de choses a faire. C'est fou tout ce qu'un sac poubelle peux contenir. Des morceaux de corps, de temps, des bouts d'une vie, le seul problème c'est qu'il faut du courage pour jeté le sac, l'abandonner, se dire que jamais on ne pourra plus l'ouvrir et plonger tête la première dans tout les souvenirs, parce que ça fais du bien même si ça fait du mal. J'essaye d'être quelqu'un d'autre, c'est compliqué. J'ai commandé la Mécanique du coeur. J'ai refais ma chambre, et je vais en Italie en janvier.
En ce moment on prépare le 1er de l'an, je crois que peu de gens en sortiront vivant. Ce sera juste quelques heures, mais c'est déjà ça de pris.
Le regard fiévreux et les bras croisés. Plus que croisés même, refermés, crochetés. Comme s'il avait eu froid ou mal au ventre. Comme s'il s’agrippait à lui même pour ne pas tomber.
Sauf que moi j'ai beau essayé de me rattraper, je trébuche quand même. Quelques mots peuvent foutre tout en l'air. Un geste, un son. Rien que le son d'une voix peut vous foutre les larmes aux yeux et l'envie de vous échapper d'ici, de sortir respirer l'air froid qui brûle quand même la gorge.
Ce soir j'ai pas grand chose a dire je crois. Ce matin mon coeur a loupé un battement.
C'est plus de la peur je crois. J'attend que le temps passe. Certes j'ai les larmes aux yeux, mais j'attend sans bruit, tout les soirs, dans mon lit, le téléphone a la main, la même chanson dans les oreilles. En fait je le savais depuis le début, c'est toujours moi qui craque. Mais d'un côté je comprend pourquoi. Je déteste les gens parfait, les gens beaux, qui sont maigres, qui peut importe le moment de la journée sont beaux. Qui même les cheveux n'importe comment arrive a être époustouflant. Moi il me faut une heure tout les matins pour être normale. Y'a une putain d'injustice dans ce monde. Je crois qu'il y'a 2 genre de personnes ici. Les beaux, les laids. Forcément je crois que les deux genres ne sont pas compatibles. Oui ça devait être ça. Les gros, les maigres aussi. Tant pis pour moi.
Je me relis et je trouve que je dis n'importe quoi. Je ne sais plus quoi penser, il vente, je vais dormir encore et encore.
J'ai tellement envie de réagir comme un bébé.De crier "c'est pas juste !" de m'énerver contre n'importe qui, qu'ensuite on vienne me consoler en disant que ça va, ça ira, tout passe.
Nage petit requin ! Il vaut mieux, tu vas me bouffer sinon. Comment ? Mentir tu dis ?! Ah non, connais pas. Mais tu veux vraiment jouer à ce jeu là ? Fais attention, finalement je crois que tu ne me connais pas.
"attend, bouge pas tu es beau, je te prend en photo".
Je sens que les souvenirs, même les plus forts commence à s'effriter le Temps est tellement gourmand, il grignote tout sans faire attention. À commencer par les sentiments, puis les souvenirs. Peut être qu'un jour il réussira à avaler tout cru et digérer ma tristesse. Vivement. Je vous attend monsieur, j'en peux plus de tout ça.
Avoir confiance.
En soi. C'est quelque chose d'ardu. Tu te doutes bien que quand quelqu'un a été mangé tout cru, digéré et recracher, il est dur de recoller les morceaux. Déjà ils sont éparpillés, et puis abîmés. Parfois même il en manque. Une fois tous réunis, tous en cohésion, il reste encore du travail. Il faut arriver à faire remarcher le tout mais il ne faut pas aller trop vite parce que ça fait mal. Parfois il faut des années pour que tout aille ensemble, et quand enfin tout remarche, il faut être sûr que plus rien ne se casse, parce que c'est embêtant de tout recommencer.  Alors on fait attention et donc on a du mal à avoir confiance en l'autre.
Tu sais cette personne qui s'est amusée à t'ouvrir le ventre avec un couteau. Elle a prit tous tes meubles ikéa que tu avais bien soigneusement acheté avec tes économies et les a détruit avec un marteau avant d'y mettre le feu. ça fait mal, hein ? Les flammes qui sortent de ton coeur, c'est difficile à éteindre. Alors tu fais encore plus attention maintenant à ce que personne n'ai un couteau caché derrière son dos ou bien dans sa manche. Parce que on ne peux jamais être sûre de qui il y'a en face de nous. Toi, tu es quelqu'un qui a donné toute ta confiance à la seule personne au monde se trimballant avec une tronçonneuse et qui n'hésites jamais à s'en servir. Alors maintenant tu hésites devant chaque porte. Avant de frapper tu colles ton oreilles pour écouter tous les bruits, tu passes des jours et des nuits devant la maison, espérant voir un mouvement furtif par la fenêtre. Jusqu'à être certaine de ne rien craindre tu vas attendre. Un jour, tu trouves enfin le courage de frapper à la porte. ça y est, tu es dedans. Reste à savoir maintenant si tu as fais le bon choix. Tu te laisses quelques semaines, voir quelques mois pour juger. Tu repousses toujours l'échéance, et au final on te dit que tu es trop longue, que l'engagement te fais peur et que tu es chiante à ne jamais avoir confiance. "Mais enfin, je t'ai rien fais, pourquoi tu as peur ?"
J'ai peur parce que maintenant les autres me pressent et veulent que j'aille toujours vite. "ça y est tu as 18 ans, le permis, bientôt le bac, tu sais quoi faire de ta vie, alors tu attends quoi ?"
La réponse est simple. Je n'ai aucune idée de ce que je vais manger demain matin. De comment je vais aller au lycée. De si je vais aller en cours même. Je sais pas si la semaine prochaine je vais me faire tatouer cee motif là ou bien un autre au hasard. J'ai aucune idée de tout ça. Et tu voudrais que je m'engage sur le plan amoureux, que je prenne des décisions pour deux, que j'arrête de penser par "je" mais par "nous" ? Tu penses pas en demander un peu beaucoup là ? Bien sûr je n'ai pas envie d'être seule le reste de ma vie, et je ne compte pas l'être. Mais c'est pas aussi simple que ça.
Un jour peut-être je t'expliquerais. Un jour j'aimerais bien t'expliquer et te laisser lire ça. Je pense que ça n'arrivera jamais.