Alors, elle mit sa tête entre ses mains. Elle se mit a souffrir sans retenue dans le salon, confortablement assise entre le secrétaire et les rideaux, entre la poussière et la poussière, pendant qu'il faisait griller le pain.
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Après tout, courir pied nu sous la pluie est a la porté du premier imbécile venu. On peut s’asseoir sur le goudron mouillé près de la salle, et se laisser aller par terre, les yeux grand ouvert a regarder comme chaque samedi soir le ciel. Les voitures passent sans voir la fille sous le porche, en tee shirt, tremblant de froid. Elle regarde toutes les 2 secondes son téléphone, espérant un message. Elle a beau essayer de se réchauffer le bout des doigts avec son briquet, elle frissonne toujours. Un groupe d'étudiant passe, ils sont tous raides, sauf un. Leurs regard se croisent, puis se détourne. Après un moment, elle se réfugie dans un café, et attend.
Je viens de vous raconter la nuit que j'ai vécu hier soir. C'était bizarre. Ascenseur émotionnel. Passer de la pure colère en voyant son sourire que je ne connais que trop, a la peur, quand je suis redescendue seule dans la rue. Mais j'étais pas seule finalement. Au fond je suis jamais seule... On est monté cette nuit si haut.
Après tant de temps, j'aurais pu pardonner, oublier et passer au dessus. Apparemment, je suis rancunière. C'est bizarre. J'ai découvert aussi que je suis jalouse. C'est pas grave, après quelques années d'enfermement ça devrait passer. Quoi que, d'après le théorème de pythalès le carré de la longueur de l'hypoténuse... Voilà. JE FAIS PLUS DE MATHS AU FAIT !
C'est tout pour ce soir je crois. Que ce passe-t'il dans ma vie sinon ? Rien. Mais j'ai l'impression de faire une boucle... C'est marrant.

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