dimanche 4 décembre 2011

Comme des fantômes, tu peux passer ton bras à travers leur corps et tu touches que du vide bruyant.

Décembre. Rouler sur l'autoroute la nuit, quand il pleut, longtemps. Musique dans les oreilles.

Cette période de l'année où tout le monde est heureux, parce que c'est les fêtes, les soirées, le festival d'hiver dans ma ville, les cadeaux, la neige, le premier de l'an, le mal de tête, le froid, la première clope du matin sous le parapluie de n'importe qui. Se coller contre un chauffage, dans le noir.
Etrangement j'ai plus mal, mais c'était pas gagner. Je crois que j'arrive à avoir confiance en moi, ça ira mieux avec le temps, on verra bien. C'est marrant parce qu'avec une petite phrase tout dedans moi s'effondre encore, ça tombe tout au fond, et quand je marche ça roule, ça fait du bruit, on dirait une vieille bécane. Je crois maintenant que c'est lui qu'il me faut, il à une tête de scotch. Il pourrait m'envelopper et comme ça je me casserais plus, comme ça en repensant a tout ça j'aurais pas les yeux tout brillants. On verra bien. J'aurais sûrement froid aux jambes, et aux poignets, mais tu sera là, hein ? Ah non c'est vrai, il faut encore attendre, toujours attendre.
Mais personne comprendra un jour a quel point j'aime la nuit, a quel point j'aime la pluie, a quel point je l'aimais. C'est un tout, ça fait parti de moi, et j'ai froid aux orteils.

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