dimanche 13 avril 2014

Parce que mine de rien ça fait un petit moment que je me suis pas assise comme ça, face au clavier, face à toi, avec comme seule envie celle d'écrire. Ce soir il n'y a pas d'orage. D'ailleurs on est même pas vraiment le soir, il est même pas 20 heures. Il fait jour, il fait beau, il y'a un rayon de soleil sur mon clavier. Alors tu vois les circonstances ont changées, maintenant j'ai plus besoin du noir et des tempêtes passées recroquevillée sous la couette, éclairée par mon écran d'ordinateur, j'ai plus besoin d'être dans un train pleins d'inconnus, mais j'ai encore et toujours besoin des larmes, et ça tu sais ça ne changera pas : l'inspiration vient avec les larmes. Elles n'ont plus les même causes par contre. C'est plus mon coeur qui se déchire, c'est plus ma tête qui me brûle et qui explose. Ça vient de plus bas, ça vient du fond du ventre. Pose ta tête, écoute le bruit que ça fait et tu vas comprendre. Tu vas entendre le tic-tac régulier, c'est pas une horloge. Mais juste souviens-toi. Il y'a quelques années j'ai avalé une montre, tu étais là. On s'était dit que le temps passait trop vite. On avait peur, on était mort intérieurement. On avait peur, mais c'était la bonne peur. Celle qui tort les entrailles. Celle qui te donne de l'adrénaline, celle où tu te dis "ça y est, c'est maintenant". Sauf que c'est déjà trop tard et plus rien n'existe autour de nous. Il y'a lui qui reconstruit tu sais. Il est fort, il a du courage. Je crois que ça va mieux maintenant, j'arrive à dormir sans y penser. Et c'est génial.
Par contre, Maman. Tu sais ce que j'attends de toi. Un coup de téléphone c'est facile, je sais qu'on ne dirait pas mais pourtant tu as juste 10 numéros à composer. Vas y, appuies. On est là, papa et moi à tes côtés et A. qui observe de loin en posant un main autour de mon coeur pour le protéger. Il me manque d'ailleurs. Je pensais pas que ça se pourrait, mais je te jure Maman.

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