mardi 28 février 2012

Mais arrête. Tu vois bien que j'en viens à oublier comment c'était. Mon coeur oublie de battre en relisant certaines phrases. Le petit sourire qui faisait que. Les yeux tout brillants. N'oublie pas que je frissonne. Pas parce que j'ai froid, mais parce que je suis morte de trouille a l'idée de voir ce qu'il va suivre, de ce que tu vas dire. Oui, je t'écoute ? Mais en réalité je ferme les yeux. S'il te plait ne le dis pas, ne dis pas ça, je veux pas le savoir, laisse moi être heureuse encore quelques heures. Ma machoire se bloque doucement, aïe doucement ça pique. Attend, je continue. Ah d'accord, on fait comme si de rien n'étais ? Très bien. Encore une fois mon prénom, suivit comme toujours des trois petits point, avec avant, mais pas tout le temps, un pronom possessif, tel que "ma". Les faux sourire pour dire qu'on n'y pense plus. Et enfin, retour au sujet initial. Et les reproches, les excuses, les gros mots même, les questions rhétoriques, les exclamations qui veulent prouver la détermination, les plaintes, le smiley triste, les mises au point, les souvenirs du début, le coeur tant attendu, les parenthèses, les comparaisons, l'ironie, le départ, le mot doux enfin, les excuses, et adieu. Silence, comme sur l'avant bras.
Oh, et comment oublier les promesses ? Ces promesses que jamais personnes ne tient, mais que tout le monde dit sans se douter des conséquences ?

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